mardi 17 mai 2016

La Flèche brisée 2016

C'est toujours un peu difficile de faire un récit sur une aventure qui est incomplète ou plutôt qui a dû avorter.  Laissez-moi vous expliquer comment tout ça a commencé.

Il y a environ un mois, Philippe Lebeuf  nous demandait s'il y avait des intéressés pour participer à une Flèche du CVRM.  Une flèche Vélocio est une épreuve par équipe de 24h d’une distance d’au moins 360km. L’épreuve se déroule comme un brevet à la différence que chaque équipe planifie son propre parcours.  Donc, Philippe nous propose un trajet de 425 Km qui nous fait aller à Victoriaville en passant par Granby et revenir par Sorel.  Nous serons 5 à bien vouloir participer à cette flèche.  Deux semaines plus tard, nous nous sommes rencontré autour d'une bonne bière pour en jaser et samedi le 14 mai, avait lieu le départ pour 8h00 am et un retour prévu pour 8h00 am le dimanche.

Le mardi précédant, je dois leurs demander s'il est possible de mettre le départ pour midi, car j'ai un important meeting syndical, et je dois y assister.  De concert, les 4 accepteront pour me rendre service.

Le jeudi précédant le jour J, je fais la préparation de mon vélo et de tout ce que je dois apporter en cas de mauvaise température et je me rends compte que ma roue avant, qui va me servir de dynamo pour ma lumière avant et arrière, est légèrement voilé.  Merde la panique s'installe.  Je teste la puissance de Facebook en laissant un message de crie d"alarme, j'ai besoin d'une réparation RUSH.  Après plusieurs appels chez des vélocistes tous occupés les uns des autres, je me retrouve avec deux choix: j'emprunte la même roue d'un ami (Marc Bisaillon) ou je la fais réparer par Jim Angelilo qui va faire la flèche avec nous.  La seconde option sera choisi car aillant peur qu'il arrive quelque chose à la roue de Marc, je préfère utiliser la mienne.

J'arrive donc pour 11h30 en face de la maison des cyclistes, lieux de notre départ.  En quelques minutes seulement nous nous retrouvons les cinq à attendre qu'il soit midi.  J'en profite pour prendre des photos des autres participant ainsi qu'une photo de groupe qui sera prise par une femme qui était en train de faire son jogging.

Martin Doyon, dit le requin, ici a testé les bixis, se demandant sûrement s'il serait capable de faire la distance avec ce vélo.  Mais, étant donné, qu'il a des vitesses (3), Martin ne le choisira pas.  Il préfère faire la distance  en pignon fixe qu'il a fabriqué lui-même. Martin est dans le monde du vélo une référence, un collectionneur (de vélo et de vényle).  D'ailleurs, il a ce vélo à vendre.

Philippe Lebeuf dit le boeuf désossé (il n'a pas de "O" dans son nom), sera notre capitaine car c'est lui qui a commandé et organisé cette flèche.  Roulant sur un Marinoni Piuma qu'il a adapté (lumière dynamo, garde-boue, support de sac Carradice) pour faire cette longue distance.  Il est parti de Laval en vélo, il a donc déjà 21 km dans les jambes.
Jim Angélilo, dit l'ange italien (qui n'a rien d'italien), celui qui a réparé ma roue avant dans un calme olympien pendant que son fils lui tournait autour pour tenter de le déconcentrer.  Roulera sur un vélo qu'il s'est fabriqué lui même de toute pièce et qui n'a pas encore eu le temps de peindre.  Une parfaite randonneuse  qui avale les kilomètres sans bronchée.  Jim est un grand silencieux, ne dit jamais un mot plus haut que l'autre et ne veux surtout pas déranger.  C'est assez facile de bien s'entendre avec lui.

Et Carl Morin, dit le CHAT, qui court autant qu'il fait du vélo, lui aussi roulera un pignon fixe qu'il a fabriqué en même temps que celui de Martin D.  Grand philosophe, il nous amène souvent à penser autrement.  Carl est celui qui a une force mentale très puissante, car il a déjà réussi à faire le Paris-Brest-Paris (1200 km) en pignon fixe.




Nous partons donc sourire au lèvre, soleil bien chaud et Éole qui dort encore.  On traverse le pont Jacques-Cartier après avoir marché au côté de nos vélos pendant quelques mètres car ils font quelques réparations.  Toujours en suivant la piste cyclable,  Carl nous propose de faire le trajet en sens anti-horaire, nous devons donc emprunter le colimaçon qui traverse la 116.  Il est facile de suivre ce trajet, car on ne fait que suivre la piste cyclable qui nous dirige vers Chambly.  Par la suite, on filera sur la 112 jusqu'à St-Césaire en détournant dans Marieville car le requin est un peu nostalgique j'imagine.  On prendra notre première pause au dépanneur de St-Césaire.  Mais, où est donc rendu Carl ?  Il n'est plus avec nous et je pars à plus de 35-38 km/h bien chargé à sa recherche, pour voir ou il en est rendu.  Je roule pendant plus de 3 km et je ne le vois pas, donc demi-tour et je retourne prendre une petite pause avec les autres.

C'est donc sans Carl, qui n'avait probablement pas assez de kilomètres en 2016 dans les jambes pour ce genre d'épreuve en fixe de surcroît.  Dans un silence de moine, nous continuons jusqu'à Granby et Martin devra y remplir sa seule gourde, car son fixe n'a qu'un seul porte gourde.  Il devra économiser son eau tout au long du trajet, donc probablement de grosse perte d'énergie.

 La traversée de la campagnarde qui relie le Parc National de la Yamaska à Roxton Falls gagnerait en popularité si elle était recouverte de bitume, mais l'endroit est quand même très jolie et calme.  Par contre, comme tout chemin de gravier, ça gruge pas mal de notre énergie.  Martin et moi observons l'envole d'un canard à tête verte, qui décolle à notre vitesse de vélo.

Courte pause et selfi sur le petit pont qui nous permet d'admirer la très peu profonde rivière.



À Roxton Falls, nous arrêtons dans une petit épicerie pour se fabriquer chacun un petit souper et on en profite pour se mettre un peu de linge chaud, car la température commence à baiser tranquillement. Martin D. commence à avoir des crampes aux jambes, moi j'ai un début de mal au pied droit sans savoir pourquoi,  Philippe et Jim semblent encore tout frais. Pour ma part, je me mets un peu de crème chauffante sur les jambes et j'enfile mes legs warmers en plus.  On repart et quelques minutes suffiront pour me sentir en pleine canicule.  L'activation des muscles de mes jambes crée une chaleur extrême très inconfortable et je dois abaisser mes legs warmers, car j'ai chaud.

On continu et nous rencontrons de long faux plat jusqu'à Richmond.  Le ciel est vraiment menaçant et nous recevons depuis quelque temps de petites gouttes qui nous tombent sur la tête, et voyant le ciel noir de nuage, je décide de mettre mon imperméable et d'ouvrir les côtés et de remonter les manches pour ne pas trop suer pour rien temps et aussi longtemps qu'il ne pleut pas vraiment fort.  Martin D. qui ne voit pas l'intérêt pour le moment d'enfiler son imper qui imper pas, part devant nous car une bonne côte se pointe le bout du nez car étant donné qu'il est en fixe, il sait qu'il devra travailler dur.  Jim et Philippe m'imiteront en enfilant l'imper.  Rapidement, je pars à la rescousse du requin, que je rattraperai sans trop de difficulté.  Par contre, les deux autres semblent loin derrière.  Après la montée, vient la descente.  Facile pour moi, je n'ai qu'à me laisser descendre.  Par contre, notre amateur de Frank Zappa, doit pédaler sans arrêt et à très grande vitesse, il sautille sur ça selle et il commence à avoir mal au.....

Danville sera un arrêt de début de remise en question.  Autour d'une crème molle et d'un V-8 nous discutons sur le brevet de façon général.  Je vois que Martin ne répond plus depuis un moment, il s'est endormit assis sur le bord du trottoir, il est vraiment fatigué.  Pour ma part, je commence à avoir froid, je sais que la pluie sera difficile et la fatigue fait son oeuvre dû au switch d'horaire jour-nuit.


On repart, mais les jambes sont lourdes pour tout le monde et on se dit que Victoriaville sera un arrêt d'au moins deux heures.  Un gros repos est nécessaire pour tout le monde.

Un Tim Horton nous apparaîtra et sans poser de question, je me dirige droit dessus.  Un bonne soupe pour tout le monde pendant que Martin D. se cherche un lift pour retourner à Montréal.  Il vient de nous annoncer qu'il abandonne, qu'il a mal partout.  Sans hésiter, je lui dis que moi aussi j'abandonne, je suis écoeuré en TA...
Les règlements sont claires, il doit y avoir au moins 3 personnes de l'équipe qui doivent finir le trajet.  Ils ne sont plus que deux (Phil et Jim) et je vois qu'ils sont un peu déçu.  Pendant que je cherche une façon de revenir à Montréal, une forte pluie et de fort vent se bousculent à l'extérieur.  Leur décision sera alors plus facile à prendre.  J'appelle ma femme, car elle m'avait dit avant de partir que s'il y avait quelque chose elle viendrait me chercher.  Il est présentement 23h00, il est trop tard pour elle, mais si je me trouve un endroit pour dormir, elle viendra nous chercher demain.  Et soudain, je pense à mon père qui lui serait sûrement partant pour venir nous chercher les quatre.

Effectivement, vers 01h15 mon très gentil papa est venu chercher sont garçon de 40 ans à Victoriaville avec ses amis.  Dans la remorque "trailer", on empile les vélos et on les attache sous la  pluie qui ne lâche pas. Dans la voiture, on est bien au sec pendant qu'il tombe presque des clous.  Il fait 8 degrés à l'extérieur et ça continue de baisser.  Les 20$ par cyclistes que nous laisseront à mon père seront sans aucun doute le meilleur investissement que nous aurons eu de la journée.  Il aura même la gentillesse d'aller reconduire chacun d'eux directement au pied de leur domicile.  Encore un fois un énorme MERCI à mon papa de notre pars.

Voilà, je me coucherai vers 5h00 du matin après une bonne douche et plein de remise en question sur la pertinence des brevets et sur le plaisir que je peux en retirer.  Certains me demanderont pourquoi je fais ce genre de vélo ?  Je leur répondrai que c'est pour vous écrire de merveilleux récit..... tant que j'en aurai du plaisir bien entendu. et dans ces conditions-là, je n'en avais pas du tout.

En me réveillant vers midi, je regarde dehors, ne pleut presque pas, mais un vent avec de fortes rafales et un froid extrême, il neige à certain endroit.  Un sourire m'apparait au visage et je me dis que j'ai bien fait d'abandonner, sinon qui sait si je ne me serais pas retrouvé à l'hôpital.

Bonne semaine.



mercredi 11 mai 2016

Première semaine de MAI

La semaine dernière, il faisait froid, très froid.  C'est pourquoi j'ai attendu qu'il fasse un peu plus chaud.  Ça me fais un peu bizzard de dire ça, moi qui le mois dernier était prêt à faire du vélo 12 mois par année.  Je m'étais même magasiné un nouveau vélo qui répondait à tous mes critères de sélection.  Malheureusement, après avoir donné un dépôt de 300$ à la compagnie, ils m'ont dit, deux semaines plus tard, que la grandeur que j'avais besoin n'était plus disponible et ils l'ont cherché partout.  Bien entendu ils m'ont remboursé et m'ont dit;  "bonne chance le grand". Donc, comme j'avais quand même mon fixe qui peut très bien servir durant l'été pour ce genre de trajet, je me suis dit que le prochain achat pouvait très bien attendre.

Je disais donc qu'il a fait très froid la semaine dernière, j'ai été vraiment moumoune et j'ai attendu qu'il fasse un peu plus chaud.  En faite, ce n'est pas que la chaleur qui m'empêche de faire du vélo-boulot tous les jours, c'est aussi à cause de la fatigue, du manque d'énergie que j'ai le matin en finissant de travailler.  Donc, je vais plutôt y aller selon l'énergie du moment.  Le jeudi, j'avais reçu l'invitation d'aller prendre une bière à L'AMER À BOIRE avec les amis des Jambes d'acier avec qui je devrai faire la FLÈCHE qui devra être d'une durée de 24 heures et 425 km.

C'est donc par une très belle journée chaude que jeudi dernier, j'ai été rejoindre mes comparses afin de discuter de tout et de rien, mais surtout de vélo et de la flèche.  Certains le feront en pignon fixe et d'autres comme moi le feront en vélo de route.
J'y reviendrai éventuellement avec un récit de cette flèche.

Voir TRAJET pour la bière.

Le lendemain matin, après 10 heures de travail, je devais donc revenir chez moi, mais comme il faisait vraiment beau et chaud, j'ai décidé de faire un petit détour avant de rentrer faire une petite sieste d'après-midi.  Ce détour consistait à faire 50 km de plus que les 31 km habituels qui conduisent chez moi.  J'enfourche donc mon vélo vers 9h15 et je me rends direction Vieux-Port, je croise différents travailleurs qui font du vélo-boulot avec sacoche sur le côté du vélo.  Je dois ensuite traverser les 14 km de la piste du canal Lachine.  Plus je m'éloigne du centre-ville, moins il y a de cyclistes sur la piste.  Rendu à Dorval, je joue à saute mouton avec un autobus qui est fort patient avec moi.  Je le laisserai filer à Beaconsfield car mes yeux ont été détourner par cette superbe murale qui longe une épicerie.

Baie-d'Urfé, Lakeshore, Sainte-Anne-de-Bellevue, j'arrive maintenant côté nord de cette grande île, qui est beaucoup plus vallonnée et beaucoup de cyclistes y viennent ce faire les jambes. À Sainte-Geneviève je tourne à gauche afin de prendre le pont qui me mène sur l'île-Bizard et rendre visite à mon ami Robert Servranckx, et je dois arriver avant qu'il sorte faire sa petite tournée sur son île.  Je pensais qu'il partait pour midi, mais lorsque j'arrive chez lui, sa femme me dit que je l'ai manqué de peu, qu'il vient tout juste de partir.  Pas le temps d'enlever mon casque, je repars à toute vitesse (pas le choix j'en ai qu'une) en espérant rejoindre Robert (qui lui a toutes ses vitesses) et je file d'instinct sur la route que je crois qu'il prendra.  Il est juste devant moi (je le saurai plus tard en regardant le survol de mon trajet), mais je ne le vois pas du tout.  Arrive au bout sur bord du Lac et j'ai le choix entre gauche ou droite.  Je choisi gauche et gruge quelques secondes, mais encore une fois rendu au bout, je ne le vois toujours pas.  Dommage, car je n'ai pas encore roulé avec lui cette année.  Fais demi-tour et retourne au traversier qui me traverse (moyennant 1.50$) sur mon île à moi.

 Tranquillement et épuisé je ferai les derniers kilomètres sans forcer.  Je prendrai même le temps de photographier ce mur que je vois souvent.

  Voir TRAJET



SAMEDI le 7 mai, il y avait un brevet 300 avec le club des Randonneurs de Montréal, mais malheureusement je ne pouvais y prendre part car c'était aussi la fête de mon filleul qui a eu 6 ans.  Donc, pour quand même faire un peu de vélo, j'ai décidé de partir du Camping de Rigaud et de me rendre à Saint-Luc chez ma soeur.  Bien entendu, j'aurais pu faire court, mais je voulais faire au moins 200 km.  J'ai demandé à Marc-André Latour qui vient de cette région, s'il  voulait bien me créer un jolie trajet bien tranquille, sans trop de trafic et en même temps, venir faire quelques kilomètres avec moi.  C'est donc avec plaisir qu'il m'a créé un beau trajet que je nommerai LES FRONTIÈRES.

On commence donc cette journée à 8h00 du matin avec la montée Saint-Georges, qui dur environ 10 km.  Tout les deux on est déjà pas mal essoufflé, causé par le manque de réchauffement....
On ira rejoindre rapidement le village de Très-Saint-Rédempteur et Sainte-Justine-de-Newton.  Curieusement, lorsqu'on regarde à l'horizon, on a l'impression qu'on voit un lac ou une rivière, mais ce n'est que le ciel et les nuages.  L'effet est à s'y m'éprendre.

On continue sans trop de relâche et en triment difficilement avec le vent dans Saint-Polycarpe et Coteau-du-Lac.  Petit arrêt rapidement pour que je puisse changer l'eau de mes bouteilles, car je les avais rempli avec l'eau du camping, mais à chaque fois que j'en prends, j'ai l'impression que je vais être malade, donc pour 1.50$ je peux remplir mes deux bouteilles d'une très bonne eau.

Nous traversons les îles qui nous amènent directement à Salaberry-de-Valleyfeild et Saint-Stanislas-de-Kostka.  Oui oui, ce sont des noms de village avec autant de lettre que le nombre de population je vous l'accorde.  Mais l'avantage c'est que très peu de véhicules y passent.  C'est exactement là que Marc-André va faire demi-tour et rentrer chez lui.  On est rendu au kilomètre 83,il finira sa journée avec 135.4 km.  Merci beaucoup Marc-André pour cette magnifique compagnie.

À partir de ce moment, je me retrouve seul comme un grand.  Le soleil est sublime et la journée aussi.  Je me dirige donc vers les douanes Américaines sans les traverser après avoir longer les frontières Ontariennes.  Petite pause pour le cliché de pont entre Huntingdon et Ormstown.




 Rendu à Franklin, je prends une pause dîner (sandwich de dinde) au dépanneur Amigos juste avant de grimper la montée Stevenson, qui a un bon pourcentage de dénivelé, qui me mènera au chemin de Covey hill.  Avec un vend fort de côté, je descends cette côte à 70 km/h juste avant d'arriver sur ce que je nomme les brises jambes.  Ce sont une série de valons qui nous font brûler les jambes rendu à la fin.  Le chemin est facile, je n'ai presqu'à suivre le circuit du paysan (peut-être qu'un jour je me ferai un petite tournée vin et fromage en vélo....des partants ?).

Finalement, rendu au kilomètre 160, je tourne vers Lacolle et là le vent est enfin en ma faveur.  J'arrive rapidement à Saint-Paul-de-l'île-aux-Noix où je prendrai une pause au seul dépanneur que je connaisse, celui du chinois des populaires 140 km.  Cette fois, je me prends un bon chocolat au lait et de l'eau.  Les 25 derniers kilomètres se feront dans un temps record à plus de 45 km/h tout le long.  35 minutes seulement pour me rendre jusqu'à Saint-Luc.  J'arriverai avant mon linge, car ma femme n'est pas encore arrivée avec, je dois donc attendre pour prendre une bonne douche.

Bref, c'était la journée parfaite pour ce genre de trajet.  Des chemins parfait, et sans automobilistes frustrés de ne pas avoir la route qu'à eux seul.

La semaine prochaine, je vous ferai le récit de la flèche 24 heures.

À plus.








jeudi 28 avril 2016

ReBonjour Madame la Robillard

Lundi dernier, il faisait très beau.  Un peu frisquet, mais très beau.  Et comme je n'avais pas travaillé la veille, j'en ai donc profité pour rendre visite à une vieille dame bossue.  Déjà six mois que je ne l'avais pas revue et pour tout vous dire, elle n'a pas vraiment changée.

Le chemin le plus court pour m'y rendre, c'est de traverser le vieux Saint-Eustache avec ses nombreuses murales nous rappelant les Patriotes.  Elles sont magnifiques et à chaque fois que je passe devant, je ne peux m'empêcher de ralentir pour mieux les admirer.



 Ensuite, je dois faire le chemin de la rivière Nord qui nous accorde un large accotement juste pour les cyclistes, les automobilistes en sont bien conscients et sont habitués de voir des cyclistes dans cette région.  C'est sur ce chemin que je croise un tronc d'arbre avec une figure que j'ai appelé Madame la Robillard.  Bien entendu, je ne suis pas encore rendu sur la montée Robillard, mais de voir cette figure c'est comme si elle m'ouvrait la porte de sa maison avant de me faire monter ses escaliers.


Je passe ensuite devant un magnifique vignoble avant de faire un petit croche sur le chemin Fresnière et de faire une première petite grimpe devant les pommes et l'autruche (deux endroits touristiques).  Je roule un peu sur ce chemin et pas longtemps après, avoir passé devant l'érablière Au Pied de Cochon de Martin Picard.

Immédiatement à gauche, je dois tourner sur la Montée Robillard qui commence sans avertissement.  Au meilleur de ma forme, je la monte dans un temps très respectable, mais comme on est en début de saison, j'y vais calmement pour me donner le temps de l'apprivoiser, d'apprendre par coeur ses courbes, ses petites montées et descentes afin d'accélérer au bon moment et de relancer les montées de la bonne façon.  Pour finir avec une bonne pente abrupte qui finira devant la petite maison blanche.  Mais le chrono ne s'arrête pas à cette endroit.  On doit se rendre jusqu'au stop.  Pas de voiture, je continue afin de profiter de la descente (faire attention au millions de vergeture dans le bitume) qui me mènera jusqu'au Vergé Lafrance qui fabrique d'excellents cidres de pommes.

Sans ralentir, je continue jusqu'à Saint-Joseph-du-Lac pour y emprunter la montée du Village.  Si mes gourdes avaient été vides, j'en aurais profité pour les remplir ici à la Fontaine publique construit au coût de 4.6 millions de dollars.
La montée du Village est une belle petite montée très agréable à faire.  Je tournerai à droite sur le rang du Domaine, qui descend très bien.  Habituellement, je la monte, mais cette fois j'étais à sens inverse.

À partir de ce moment, j'étais sur mon retour.  Le rang Sainte-Germaine, un long faut plat montant, et de retour sur la Robillard à sens inverse cette fois-ci.  Mon retour à la maison se fera assez rapidement, car j'ai eu un vent de dos, presque de côté.

Et c'est sans histoire que je retournerai chez moi juste à temps pour préparer un bon petit souper que toute la famille va adorer bien entendu.....

Voir le Trajet

mercredi 27 avril 2016

La populaire 2016

Pour débuté ma saison extérieur, j'ai débuté avec trois vélo-boulot et un vélo-meeting syndical.  La température parfaite en soirée pour mon aller, et beaucoup plus froid le matin pour le retour, mais encore passable.  Les prévisions météorologique de cette semaine seront un peu plus froid et je verrai au jour le jour si je continue ma routine vélo-boulot ou si je fais de belle petite sortie d'après-midi au reveil.

Samedi dernier, le 23 avril 2016, c'était le début de la saison (sans neige) 2016 du CVRM.  Comme chaque année, on commence avec une populaire de 145 km totalement plat.  Avec ce genre de circuit, je savais qu'en invitant de tout nouveaux cyclistes, ils seraient capable de faire de faire ce premier brevet.  J'ai donc demandé à Marcel Leroux et Stéphane Côté s'ils voulaient venir avec moi (entre temps Marc-André Latour s'est invité lui aussi mais il n'est pas un nouveau cycliste).


nullnullMarcel et Stéphane, je les ai rencontré l'an passé auCamping Choisy, ils n'étaient vraiment pas cycliste (patate de sofa).  En faite ils ne possédaient pas vraiment de vélo.  Quand ils ont vu mon niveau de forme et que je leurs ai dis que c'était grasse au vélo, ils se sont mit à en faire un peu avec moi et toute l'hiver ont fait du vélo d'intérieur (plus que moi même).  En ce début de saison, Marcel est très très motivé et Stéphane aussi.  Ils ont de grandes ambitions, et pour comparer leur nouvel état physique ça commençait par la populaire 145km.

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Marc-André par contre, lui à le parfait physique du cycliste (grand, mince, et très bon cardio).  J'avais déjà roulé une seul fois avec lui deux ans au par avant et de mes souvenirs, il était un meilleur rouleur que moi.  Mais n'avait jamais fait de brevet.

C'est donc à 9h00 du matin que le départ avait lieu.  Sauf qu'à 9h03 Jean Robert (Président du CVRM) parlait encore afin d'expliquer les derniers changement du circuit et rappeler que ce n'était PAS une course.  Pour la énième fois de la difficulté à prendre une photo avec son appareil photo.  Dommage car nous étions 41 à prendre le départ.  Jean,  ma dernière fille avait 4 ans lorsqu'elle a réussi à prendre une photo.....lol.  Essaye donc avec un cellulaire, ta moyenne sera meilleur.
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null3-2-1, c'est un départ.  Toujours les mêmes qui se places rapidement devant et qui file à toute vitesse.  La fusée rouge et Fred Perman en l'occurrence ( D'ailleur j'ai jadis fais unvidéo sur eux).  Ils se livreront une chaude lutte tout le long du parcour.


Pour ma part, je jette un oeil autour de moi pour repérer Marcel, Stéphane et Marc-André, car je ne veux pas me laisser attirer avec le groupe de tête et du coup laisser seul mes trois nouveaux breveteur.  On a littéralement le vent dans le dos et c'est facile de rouler à 35 km\h sans même forcer.  Marc-André me jase (sans être essoufflé) qu'il aimerait bien faire de plus grande distance et on essaie de coordonner nos calendrier pour les autres brevets. En plus il reste à Rigaud, la même ville que le camping.  Marcel et Stéphane suivent sans problème et discutent avec d'autres cyclistes (c'est facile de faire de nouvel rencontre entre cycliste).

Au km 35, alors qu'on roule à très belle vitesse (le vent dans le dos), le gros du peletons s'est divisé en deux à cause d'une lumière qui n'est pas resté verte très longtemps.  Quelques minutes plus tard, j'entend Stéphane crier poliment ( sacrant) qu'il à une crevaison, suite de plusieurs trous dans le bitume.  Je m'arrête afin de lui venir en aide et cris à Marcel que Stéphane à crevé, qu'il faut l'attendre.  Marc-André qui était dans le devant du groupe n'a pas entendu les pleurs de Stéphane, il a donc continué.  C'est pas tellement grave, on le rejoindra au premier contrôle au km 75.  Pendant que Stéphane cherche ses outils, rapidement j'enlève sa roue avant et commence à démonter le pneu et Marcel regarde le groupe s'éloigner au loin assez rapidement.  Jean Robert passe devant nous en nous envoyant la main ( sa pensée à du être; Bienvenu dans les brevets les gars) et toute suite après le groupe FADOQ (Mamie, papy etc...) s'éloigneront eux aussi.  Stephane s'en veut d'avoir eu une crevaison, mais moi je lui rappel que sa fait parti du vélo et qu'on est encore trois à rouler ensemble.

Je dis à Marcel qu'on va devoir travailler très fort pour rejoindre les autres, car toute le monde nous ont passés devant et que nous somme que trois.  À vrai dire, je ne croyais pas en nos chances de les rejoindre car Marcel et Stéphane en sont à leur première année de vélo je vous le rappel.  Mais comme Marcel à travaillé vraiment fort durant l'hiver, il me sera d'un grand aide pour tirer Stéphane vers le dernier groupe nous aillant dépassé.  Quelque fois nous devons baisser notre vitesse et je rappel à Stéphane l'importance de rester dans notre roue, si on veut espéré les rejoindre.

Finalement 20 kilomètre plus loin nous avons réussi à rejoindre la FADOQ qui ne roule pas si vite que ça.  Est-ce-que c'est à cause de l'adrénaline d'avoir rouler vite, mais nous décidons que garder notre vitesse en compagnie des Clément (père et fils).  On arrivera au premier point de contrôle en voyant tous les cyclistes présent au départ SAUF deux, deviner lesquel ??


nullnullUne très courte pause, le temps de faire signé notre carte du breveteur, acheter un peu d'eau, manger un peu et faire un petit pipi.  D'ailleurs je m'étais des petites boules d'énergie qui ne m'ont pas déçu du tout.  Nous repartons donc, Marcel, Stéphane et moi en compagnie que Marc-André qui se demandait se qui nous étais arrivé. France Charbonneau est en compagnie de Michel Gervais qui n'a pas prit le départ avec nous, et nous repartions avec eux et les Clément. 

On repart et on roule très bien.  Marc-André tel une locomotive nous tire très bien et on s'échange a tour de rôle la tête.  Jusqu'à temps que j'entendre crier Yvon Clément nous dires quelque chose.  Pensant qu'il parle d'une autre crevaison, je continue mon chemin parce que j'avais déjà fais ma B.A. d'une crevaison.  Avec Marc-André, Stéphane et Marcel, je continue et je dois donc guider le groupe car je suis le seul qui à le trajet.  Avec un gros vent de face, nous continuons avec une très bonne cadence et on dépassera Jacob qui était parti avec un groupe plus rapide que nous.  Je lui dis que sont père à eu une crevaison.  Il ralentira afin de l'attendre.  

Nous arrivons au deuxième contrôle à Napierville et Stéphane m'annonce qu'il à perdu sont carton de poinçon (c'est pas grave Stéphane ce n'est pas un brevet officiel, et Jean comprendra).  Quelque instant plus tard, Michel, France et Yvon arrive sans Jacob.  

moi: -Yvon, ton fils est parti te rejoindre après ta crevaison !
Yvon: -Quel crevaison, je n'ai pas eu de crevaison ??
moi: -mais pourquoi vous avez arrêté?
Yvon: -Pour prendre le bon chemin !!
Moi: -Oupss!! je pense qu'il va nous manquer 2 Km au parcours total.  Mais ou est ton gars alors ??
Yvon:  -Il a du continuer qu lieu de tourné lui aussi.

Nous repartons sur le champs, les 4 (Marcel, Stéphane, Marc-André et moi) toujours le vent en pleine face.  Rapidement Stéphane nous dis que le rythme est trop vite pour lui qu'il va ralentir et attendre le prochain train.  C'est bien correct Stéphane, c'est toujours mieux d'y aller a sont propre rythme que de ne pas finir la ride.  Marcel, (probablement plus orgueilleux) va suivre la cadence ainsi qu'un autre que je ne connais pas du tout.  Marc-André et moi somme côte-à-côte et tirons devant depuis un bon moment et déçidons que c'est le temps de laisser un peu Marcel et l'autre rouler devant.  Au même moment, l'autre nous dit qu'il tourne à droite pour retourner chez lui, c'est plus près. Très surpris, Marc-André et moi nous nous regardons en nous disant " on vient de se faire fourré solide"....lol.

C'est pas très grave, car nous somme presque arrivé au troisième et dernier contrôle.  Je dirais qu'il était temps, car peut importe la distance du brevet, quand j'arrive dans Brossard, j'en ai toujours mon truck.  Arrivant au dernier contrôle à 14h27 je vois encore le bolide rouge d'Alain.  C'est pas possible, qu'on soit arrivé tout juste derrière lui.  Ben non, ça fait déjà plus d'une heure qu'il est arrivé, il ne faisait que jaser avec les autres avant nous.  

On repart à tout vitesse, car nous avons tous hâte d'arrivé au lieu de départ.  On rejoindra Nicolas Proulx, en jasant avec lui, je découvre qu'on a un ami en commun, et j'ai nommé mon propre cousin à qui j'ai souvent lancé l'invitation de venir faire un brevet avec moi.  Peut-être qu'à deux nous réussiront....

Finalement, tout en jasant dans le stationnement avec Marcel, Fred Permans et la fusée rouge, nous accueillons les autres qui rentre au compte goutte.  Stéphane arrivera une heure plus tard.  Je suis très fier d'eux, car pour un premier brevet ils s'en sont très bien sortie.  Je suis certain qu'ils seront capable d'en faire d'autre.  

Mon horaire charger par toute sorte d'activité familiale me dit que je ne  sais quand sera le prochain brevet, mais j'ai bien l'intention de faire les 4 distances, ainsi qu'un flèche de 24 heures.

Je n'ai toujours pas eu de nouvelle de Jacob qui doit attendre encore sont père.


À suivre

lundi 11 avril 2016

Bientôt de retour

Rebonjour tout le monde,

Je serai bientôt de retour.  Après une absence de plus d'un an, je vais très bientôt reprendre le clavier et vous faire de petits résumés de mes sorties vélo.  Probablement pour le 16-17 avril 2016.

Dernièrement, j'ai commencé à magasiner un nouveau vélo.  Un vélo qui servira à essayer de remplacer le plus possible ma voiture pour le boulot.  Un vélo qui beau temps mauvais temps pourra affronter les routes de Laval et Montréal.  Un vélo qui ne rouillera pas et qui n'a aucun entretient ou presque.  Un vélo qui me permettra de voir au loin devant moi afin de bien prévoir la réaction des voitures dans les routes bien garnies de cônes et de trous.

Afin de prendre une bonne décision éclairée sur le sujet, j'ai dû me dresser une liste de mes besoins réels pour en faire ce que je voulais.  Voici quelques critères; un cadre d'allure sportive qui peut avoir des roues de 25 mm à 38 mm pour bien affronter l'hiver,  un guidon droit et non à corne comme un vélo de route, fourche en carbone afin de bien absorber les vibrations, frein à disque hydraulique, afin de pouvoir avoir un vrai freinage même dans les pires conditions, moyeu de vitesse interne, donc aucun dérailleur pour avoir un minimum d'entretien.  Et surtout, un de mes critères bien important, avoir une transmission à courroie au lieu d'une chaîne.  La raison est simple, elle ne rouille pas,  n'a pas besoin d'huile, surtout après avoir rouler dans la pluie et la neige. dure 3 à 4 fois plus longtemps qu'un chaîne et ne me tachera pas de sa graisse, capable de mettre des gardes-bous et avoir un bon rapport qualité/prix bien entendu.

Mon vélo-boulot est de 31 km soir et matin.  J'ai un endroit au travaille pour ranger mon vélo à l'intérieur et peut-être même lui donner une petite douche et le faire sécher avant de repartir.  Mais rendu chez moi, comme je n'ai pas de garage ni de boyau d'arrosage l'hiver pour bien le nettoyer,  je dois avoir aucun entretien ou presque pour ce vélo.

J'ai fais mes recherches sur le net, et j'ai aussi été voir plusieurs vélocistes et 4 vélos répondaient à mes critères.

Le Specialized, modèle Source Eleven Disc, mais il n'est disponible qu'aux U.S.A et en Europe et disons le à 1999 Euro, il n'est pas dans mon budget, très bien équipé (lumière, garde-boue et support arrière), avec son moyeu afin 11 de shimano, il est ce que j'aurais bien aimé.



Il y avait aussi le Alpenchallenge de BMC.  Encore une fois, seulement en Europe.  Sinon je ne connais pas de vélociste de BMC et  j'imagine qu'il est hors de prix comme toute la gamme BMC.
Le Lync 5 de TREK était très intéressant aussi, car il est vraiment complet (tout comme le source Eleven) pour un prix raisonnable (1250$).  Garde-boue et lumière rechargeable sont déjà installés.  Il y a même une DuoTrap qui peut suivre ma condition physique et tracer mes kilomètres et même un support arrière.  Mais, ce sont des gadgets que j'ai déjà.  Et le look ne me plaît pas complètement et il à d'l'air assez lourd.



Et finalement, le FAIRFAX de Marin.  Le sc6 Deluxe est comme les Source Eleven de Specialized, vraiment complet, mais il est à 2800$ plus taxe.  Donc, j'ai dû me rabattre au SC4 Belt.  Les garde-boues et les lumières, j'en ai déjà que je peux installer moi-même.  Le moyeux de transmission est le nouveau Nexus 8, mais comme je n'ai que des petits viaduc à grimper sur mon chemin, c'est en masse raisonnable pour moi.  Le look est excellent pour moi et de belle roues bien profilé.  De plus, je peux y installer des pneus allant de 25 à 38 mm.  Et pour seulement 1099$, je peux me le procurer.  Par contre, je ne l'aurai pas avant le 5 mai seulement.


C'est donc ce vélo que j'ai choisi, que je déguiserai avec garde-boues et lumière. J'ai bien hâte de le recevoir afin de pouvoir y rouler beau temps mauvais temps.

D'ici là, je vais rouler le fixe de Marinoni et souhaitons que le vrai printemps nous revienne.

À plus.  ;)

samedi 1 novembre 2014

4 Provinces en 4 jours

Vélo :   Cannondale Synapse C4
Sortie: 852,3 km (les autres sortie depuis le 7 juillet)
après voyage: 1561km
Kilométrage annuel vélo: 8000,04km


Désolé du retard
Bonne lecture d'hivers
Début janvier:

     Salut Clément, qu'est-ce qu'on fait cette année comme défi personnel de vélo ? 
 L'an passé nous avons fait Montréal-Boston qui nous avait fait un 600 km et nous avons bien aimé cela.  Personnellement j'aimerais bien faire un défi de 1000 km.  Je sais, il y a l'ultra-défi de 1000km de Sylvain Grenier, mais malheureusement, il ne tombe pas en même temps que mes vacances.  Et de rouler avec mon ami Clément Côté, c'est vraiment agréable pour toutes les leçons de vie qu'il m'apporte.  Rapidement, nous avons l'idée un peu folle de rouler 4 provinces en 4 jours.  C'est certain que sur l'île-du-Prince-Édouard nous ne ferions que mettre les pieds, dormir et partir.  Et que la dernière ville serait Halifax pour y revenir en train.

Presque 8 mois plus tard

     Finalement, le plan final est que nous partirons de Ste-Foy (Québec) le samedi matin 5h00, pour nous rendre à Edmunston (N.B) pour la première nuit, Miramichi (N.B) la deuxième nuit,  Carleton (I.P.É) la troisième nuit et Halifax (N.S.) la quatrième nuit.  Clément a bien pris le temps de toute faire les réservations des quatres motels et d'acheter les billets de train à l'avance.  Donc, nous aurons un "deadline" à chaque jours et même pour le train.

Nous devions donc aller coucher chez Louise (madame Côté) qui a bien voulu nous faire gîte pour la dernière nuit avant le jour J.

     4h00 am, le réveil sonne, gros bol de céréale (on a vidé la boîte à deux), café, jus, fruits et nous sommes prêt.  Nous avons bien pris le temps de réviser la liste des choses à transporter, car nous serions partie pendant 5 jours total.  Bien entendu, le fait de coucher dans un motel à chaque soir nous épargne d'emporter trop de choses avec nous.  Un simple petit sac fera l'affaire.

     Photo de départ, clic !! Elle partira sur le monde de Facebook bien avant nous.  D'ailleurs, nous laisserons souvent des petits "posts" sur FB car nous voulons donner signe de vie à nos femmes.  À ce moment, je suis pas mal nerveux, car je sais que c'est un très gros défi et que nous partons un peu sur des routes inconnues.  Je suis aussi très fier de partager ces moments avec mon très bon ami Clément.  Un peu frisquet à 5h00 du matin, Clément décide de mettre son gros imper jaune tandis que moi je ne mettrai que des manches de bras.

5h18, les souliers sont bien agrippés aux pédales et nous traverserons le vieux pont de Québec.  Très étroit, nous sommes bien heureux de ne rencontrer aucun autre cycliste sur notre route à ce moment là.  De l'autre côté nous prendrons une première pause afin de prendre une photo de la capitale québécoise.  Nous reprendrons la route sans trop tarder, car nous avons quand même 310 km de prévu pour la journée.  Je vous rappelle que le premier motel est à Edmunston.  Nous roulons à un très bon rythme car nous avons un très bon vent de dos et c'est très agréable.


Après seulement 30 km, j'entends un bruit de cuic-cuic qui semble venir de mon pédalier.  Je teste de toutes les façons mon pédalier et plus je cherche, moins je crois qu'il provienne de là.  En faite, même quand je ne pédale pas j'entends le bruit mais pas toujours.  Jusqu'au moment où Clément me dit que mon petit drapeau de sécurité fluorescent touche à ma roue........bizarre, car au départ, il n'y touchait pas.  En me penchant, je vois ma belle selle BROOKS cassée, le rail en acier est complètement fendu en deux.  La première cause qui nous vient en tête, c'est que j'ai fixé mon support de sac CARRADICE trop vers l'arrière, et avec le poids du sac, il y a eu une torsion et CRACK !!! La première solution temporaire qui nous vient en tête pour résoudre le problème est d'avancer un peu la selle et de mettre la cassure directe à l'endroit où vient attacher la tige de selle soit un centimètre vers l'avant.  Bien sûr, le fait d'avancer la selle changerait mon positionnement et que probablement j'en souffrirais, mais ce n'était que temporaire. 


Il est seulement 6h00 un samedi matin, les endroits se feront plutôt rare pour un petit bout avant de trouver quelqu'un pour faire une soudure.  À la première occasion où il y aurait un garage d'ouvert qui pourrait faire une soudure sur le rail d'acier nous devrons arrêter et demander.  Kilomètre 76 , enfin nous trouvons.  C'est avec une gentillesse exemplaire que le mécanicien pas trop occupé fera la réparation.  La communauté Facebook sera au courant avant que la soudure soit faite par contre, car il a dû aller chercher une pièce pour sa soudeuse au magasin.  En riant bien entendu, il nous dit que la soudure est garantie jusqu'à la sortie de son garage.



Nous roulerons jusqu'au km 110 avant que la soudure lâche et que je sente ma fesse droite s'affaisser de quelques centimètres.  Nous repositionnerons donc la selle vers l'avant ( la position m'est plutôt confortable, je crois que je l'adopterai).   Nous repartirons avec l'envie d'un bon espresso en voyant l'affiche d'un resto.   Après avoir perdu au moins une heure pour la réparation, il est maintenant 11h00.  Le restaurant Libellule sera notre hôte pour ce dîner et je mangerai encore une fois la même chose que Clément car il fait toujours d'excellents choix.  Encore une heure plus tard le temps commence à presser un peu.  Toujours avec un vent de dos nous enfilons les kilomètres à une vitesse de 35 km/h sans trop forcer.  Nous allons tellement vite qu'une sieste de 20 minutes d'après-midi nous sera réparatrice.

Arrivant à Rivière-du-loup km 207 (15h40), nous croisons un BMR et Clément ayant pensé à son affaire pour confectionner une réparation de fortune pour solidifier mon support de selle, quatre petites baguettes de bois bien serrées avec des "tyrap" feront l'affaire.

À partir de maintenant, les côtes commencent et le seul chemin disponible est l'autoroute qui descend jusqu'à Edmunston.   Parfois la route est étroite avec des cônes oranges sur le côté ce qui nous rend un peu stressé car l'accotement invisible n'est pas très belle.  Parfois nous serons carrément sur l'autoroute  avec un accotement bien large, jolie en descente mais horrible en montée.

19h28, km 268 nous avons vraiment faim et Clément commence vraiment à souffrir du pied droit ce qui l'empêche de bien monter les côtes.  Une pause souper au Mc Clown nous ferons réaliser qu'il nous sera impossible d'arrivé à Edmunston avant la tombée de la nuit.

21h31, km 295,5  Clément en a assez et décide que la ville de Dégélis sera notre dernier arrêt pour la journée.  Par chance, le motel CLAUDE aura une chambre de libre.  Annulation du motel d'Edmunston.   Entrons dans la chambre avec nos vélos et Clément prendra sa douche pendant que je skype avec ma femme et mes enfants.  Ensuite mon tour pour la douche, pendant que Clément skype avec  sa douce.  En sortant de ma douche, Clément m'informe que sont aventure  se termine ici pour lui.  Les deux bras me sont tombés.  Je savais qu'il avait trouvé sa journée difficile, mais d'abandonné le défi je n'y avais pas pensé. Il se dit incapable de continuer, et qu'il reste encore 3 autres journées semblables.  En fait, il pourrait sûrement faire un bout encore demain matin, mais ça ne servirait à rien.  C'est ici le meilleurs endroit où Louise qu'il aime vraiment pourrait venir le chercher.  Je lui dis d'y penser toute la nuit et de me donner une réponse finale demain matin.  Car pour moi, il n'était pas question de rebrousser chemin.  Depuis le mois de janvier que je pensais à ce défi, que j'en parlais au monde, j'étais très motivé.  Désolé Clément, mais moi, je CON-TI-NU.

Même avec la fatigue j'aurai de la misère à m'endormir, car je pense au reste du défi.  Serais-je capable de me débrouiller avec mon super anglais misérable.  Toutes les réservations étaient au nom de Clément, même le trajet était sur son téléphone.  J'en ai même fais un cauchemar pendant la nuit, souhaitant qu'il change d'avis.


Le lendemain matin, la tablette de Clément retentit son alarme dès 6h00, heure du Québec.  Il n'a toujours pas changé d'idée, sa blonde viendra le chercher dans quelques heures.  Pour ma pars, je dois rester déterminé et ne pas me laissé déconcentrer.  J'ai un but, un objectif et je vais y arriver.  Tout en mangeant mon bagel, oeufs, bacon de chez Tim Horton, Clément m'explique le bon chemin à prendre et m'assure qu'il fera les changements de réservations de motel ainsi que la modification des billets de train m'assurant un retour pour Montréal.  Je suis vraiment triste de ne pas pouvoir faire le trajet complet avec Clément, j'ai le coeur gros.  Ce voyage prend un autre aspect que je n'avais pas envisagé jusque là.

7h18 Départ : Go Martin t'es capable, t'es vraiment déterminé, bon courage !  C'est le genre de message que je reçois sur Facebook pour m'en courager.


Ma  journée sera donc de Dégélis (Qc) jusqu'à Miramichi (N-B).
15 km plus tard, j'arrive au Nouveau-Brunswick et je dois avancer ma montre d'une heure.  Je n'ai que 15 kilomètres de fais et déjà 1h30 de retranché sur ma journée qui devrait en compter plus de 310 au total.  Je roule à un bon rythme, mais pour me changer les idées noires qui me passent par la tête, je décide de sortir mon ipod et de faire diversion avec la musique.  Ça ne durera que 30 minutes car mon ipod a décidé lui aussi de ne pas me suivre aujourd'hui.  Les chansons coupent au bout de 45 secondes chacune et switch pour d'autre à n'importe quel moment.  Au diable la musique, je chanterai à voix haute.
Sur le côté de la route, une maison venant de passer au feu pendant la nuit sent encore le brulé.  Mauvaise nouvelle pour eux aussi sûrement avant de se coucher.  Je mets donc mon petit malheur de côté en pensant à ces pauvres gens qui n'ont plus de toit.

Passant par Grand-Falls, j'ai de bons souvenirs car j'y était déjà passé avec ma femme en petit voyage de noce.  Je continue jusqu'à Plaster Rock  où se sera le dernier village avant un autre ravitaillement selon la pancarte. Je ferai le plein de 4 litres d'eau et prendrai un chocolat au lait avant de partir.  Je n'ai pas le choix, c'est le seul chemin pour me rendre à Miramichi.   137 km de routes sinueuses et vallonneuses avec que pour vue des arbres qui défilent de chaque côté de moi.  137 km à gérer mon eau pour ne pas me déshydrater mais qu'avec une telle chaleur et l'humidité des arbres je n'ai d'autre choix que de boire plus souvent.  Ce qui fait en sorte qu'au km 504, je n'ai plus d'eau et je sais qu'il me reste encore 50 km à parcourir avant d'arriver à la station service.  Et disons le franchement, j'ai déjà 210 km dans  ma journée, je commence à me démotivé un peu.  Je ne dois surtout pas me démotiver et me déshydrater si je veux être capable de me rendre à Halifax dans  deux jours.  Il est déjà 16h30 et j'imagine qu'après 18h00 plus grand véhicule passera.  Je décide alors de sortir mon pouce et tout en pédalant de le brandir lorsqu'un véhicule passera.  Bien entendu je laisse tomber les petites voitures qui ne peuvent acceuillir ni  mon vélo ni moi.

Vingt voitures plus tard( il passe un véhicule au 5 minutes), un gros pickup arrête enfin.  Un gros monsieur qui parle chiac et qui  met son air climatisé à 16 degrés Celsius dans l'habitacle.  Si j'avais chaud avant d'embarquer dans le camion, maintenant je grelotte.  Déjà tout trempe de sueur, je suis complètement frigorifier.  Est-ce que je risque l'hypothermie?  Je n'ose lui demander de monter le chauffage de peur qu'il me débarque sur le bas côté.  Je ferme ma gueule et endure. Le monsieur roule assez rapidement, il connait définitivement le chemin par coeur et évite les milliers de trous sur l'asphalte. Il passe même devant la station service qui aurait du me servir de ravitaillement sans ralentir.  Je lui demande pourquoi il ne m'a pas débarqué à cette endroit et il me répond qu'il n'y a que de l'essence.  Cela avait d'l'air pourtant évident en regardant le vieux poste d'essence qui s'y trouvait.  Il décida plutôt de me reconduire à Miramichi même,  que je pourrais trouver tout ce que je désire.

Merci B-E-A-U-C-O-U-P monsieur le chiac de votre  gentillesse.  Ma journée va donc s'arrêter avec 210 km bien mérité.  Le temps de trouver de quoi souper et de retourner le manger à mon motel afin que je puisse profiter du wifi pour donner signe de vie au gens que j'aime et à toute la communauté Facebook qui me suis depuis deux jours.

Douche, lavage de linge- manger- skyper- dodo Zzzzz
Ça résume très bien la soirée.

Lundi matin, temps gris, il pleut déjà.  Oufff !! ce n'est pas évident de garder sa motivation avec de la pluie.  Je regarde vite vite la météo sur internet et je réalise que ce n'est que passager.  J'ai bien regarder le trajet que Clément m'a fait parvenir par e-mail et je pars.  Direction Îles-du-Prince-Édouard.  Premier petit obstacle, le pont que je dois emprunter est bloqué par un vulgaire garde fou.......... rendu de l'aute côté (évidement que j'ai passé par dessus), les voitures me regardent comme si je venais de commettre un déli très grave.

Je continue sur la route qui est en fait la 117 et ensuite la 11.  Le hiway 11, une  route de 90-100 km/h qui roule dans les deux sens, mais avec le plus beau des accotements.  Large et sans gravier, c'est facile de rouler 30 km/h et plus sur ce chemin.  Je dépasse même deux jeunes filles qui eux sont chargé à l'os et qui ont décidé de traverser le Canada depuis la Colombie-Britanique.   Elles sont parties le 18 mai et prennent une journée de congé par semaine.  Une est enseignante (évidement) et l'autre a décidé de quitter son emploi pour faire ce voyage (un luxe que je ne pourrais pas me permettre).

Sur ma route, je croise encore deux autres obstacles, une route défoncée vers la droite mais accessible en vélo quand même et l'autre, c'est une route de terre sur 15 km environ.  Je passe la première mais refuse la deuxième.  Comme il vient de mouiller, la route de terre me semble un très mauvais choix pour garder  mon vélo propre.  Je fais donc le détour qui me mènera encore une fois sur la 11.

Je roulerai sur ce chemin jusqu'à Bouctouche, plus  souvent appelé le pays de la Sagouine.  Je vais prendre le temps d'aller manger un bon dîner de fruits de mer au restaurant de la Sagouine et prendrai  une heure de pause.  Je me la joue relax aujourd'hui, je n'ai que 200 km à faire pour la journée.....lol.  Mais je ne  visiterai pas le reste du pays qui doit être superbe à visiter.

Quelques mètres plus loin, je croise encore une fois les deux filles qui viennent d'arriver au centre d'information de Bouctouche et prendront  leur pause repas.  Elles ont arrêté à l'épicerie pour se faire un repas.  Elles se rendront jusqu'à Shediac et prendront  une journée de repos.  Hier soir, le camping où elles dormaient leur ont offert une maison dans un arbre étant donné qu'il pleuvait.  De cette façon, leurs tentes est restée au sec.

Petit arrêt ensuite à Shediac km 644 pour une  bonne crème molle.  J'ai pas mal de misère à comprendre le Chiac, c'est un drôle  de langage que je ne désire pas particulièrement apprendre.  Je quitte donc la ville du gros homard pour faire les 76 km restant pour l'Î.P.É. et le pont de la Confédération.

Chemin particulièrement long et comme à chaque jour depuis le début de l'aventure, vers 16h00 le ciel se couvre et menace d'une pluie certaine.  Mais comme je me sens en forme et que je me mets comme défi d'arriver avant la pluie, je roule de très bonne vitesse.  Mon petit défi sera réalisé, car lorsque j'arrive au centre d'information de la fin du Nouveau-Brunswick et que j'embarque dans le shuttle (Mini bus) qui me transportera de l'autre côté du pont de 13 km, il commence à pleuvoir.

Arrive sur mon île de patates, je débarque devant le "Carleton Motel &Coffee Shop & Tanning Salon",  mon motel pour la nuit, km 715.
Un genre de motel tout croche, je dois sonner à la chambre #22 pour avoir une réception.  Une dame  indienne (Inde) qui sort de sa chambre en pyjama pour me répondre, me faire payer et me donner la clé de la chambre.  Je demande où puis-je trouver un endroit pour manger ?
...... -tout est fermer monsieur.
-Quoi ?? il est juste 19h00 !!
-C'est exact, il n'y a rien d'ouvert sauf à Charlottetown qui est à 40 km encore.
Même son genre de petit restaurant est fermé, mais elle comprend que je suis en vélo et que j'ai faim.  Elle m'offre de me faire un club sandwich le temps que je prenne ma douche.  Good! on finit par se comprendre.  J'arrive à ma chambre, les fenêtres sont ouvertes et sa sent le fumier partout dans la chambre.  C'est l'odeur qui provient du champs de patates en face du motel.  La douche prise, je retourne à l'accueil chambre #22 reprendre mon Club Sandwich qui est dans un plat en foam.  J'arrive à la chambre la salive qui pend car j'ai vraiment faim, j'ouvre la boîte et je vois ça........


Trois tranche de pain avec un peu de salade, une tomate, une tranche de bacon et une boulette de boeuf haché.  Oui oui !! du boeuf haché, pas de frites.
Dans la chambre, il y avait une cuisinière.....pas de chaudrons,
une cafetière ........pas de café,
des armoires..........vident, et maintenant j'ai eu un club sandwich........pas de poulet.
Quand j'ai pris ma douche, la pomme de douche était tellement basse que j'ai du me plier les jambes pour être dessous l'eau.  Ouch !!! mais pauvres jambes qui me faisaient souffrir.  J'aurais pu prendre un bain, mais......pas de bouchon.

Lavage de linge, skype et dodo ZZzzzz


Le lendemain, me me lève tôt 6h00 (5h00) en me disant que j'ai une grosse journée de 260 km à faire.  J'arrive au centre d'information pour "caller"  mon shuttle et je me fais répondre qu'il va être la à 7h30.  Donc 1h30 à attendre que le temps passe pour que je puisse repasser sur le pont et continuer ma route jusqu'à Halifax point final.  Bien assis sur ma chaise de plastique, j'attends, j'attends, j'attends.  Une mère entre avec ses deux jeunes filles qui eux aussi attendront le shuttle.  La plus jeune des deux me demandera si je m'entraine pour "the Olympic Games"........non pas vraiment, je suis juste un peu fou.  En me levant de mon siège, je remarque cette forme.  Est-ce un coeur, un papillon, ou juste la crème "chamois Butt"R" qui est sortie de mon cuissard bibs.

Le temps de traverser de l'autre côté du très long pont de la confédération en véhicule et de réinstaller mon sac sur mon vélo, je repars plein d'énergie en me disant que c'est la dernière journée de vélo de ce long voyage.  Au bout d'une heure de vent très très fort 40-45 km/h en pleine figure, je me dis que si c'est pour être comme ça pendant les 260 km que j'ai à faire je vais la trouver longue.  Voici ma première erreur.  Petite pensée inoffensive,  mais qui tranquillement va me décourager peu à peu.  Arrive au kilomètre 160, le découragement total, il me reste 100 km à faire et tout ce que j'aimerais, c'est d'être déjà arrivé à Halifax, mais je ne suis qu'à Truro, je suis vraiment plus capable de ce vent là, il est 15h30 et je pense même à faire du pouce (encore) en vélo et d'abandonner drette.  Ma femme n'est pas au courant, elle l'apprendra sur Facebook comme les autres. Je me dois de prendre une sage décision et d'abandonner. j'affiche ma déception d'avoir abandonné sur Facebook avant d'appeler Clément.  Clément lui déçu aussi de m'avoir abandonné quelques jours plus tôt, m'énumère les options possibles.
1- Prendre un taxi jusqu'à Halifax
2- Faire du pouce jusqu'à Halifax
3- Coucher à Truro et repartir le lendemain en vélo, mais assez tôt car ton train est à 10h00 le matin à Halifax.

Bon à moi de faire mon choix.  Je décide donc de faire une sieste d'environ 30 minutes sur le gazon d'un joli petit parc de ville et de repartir par la suite.  Cette sieste me sera très très profitable, car je me sens vraiment en forme, la déprime est passé et le VENT est parti faire une sieste lui aussi.  Je repars et reprends ma vitesse de croisière habituelle de 32 km/h.

Quelques kilomètres (50km) avant d'arriver à Halifax, je me fais tranquillement dépasser par un cycliste qui lui fait son entrainement de fin de journée.  Il roule à 35 km/h.  Mais comme j'ai vraiment hâte d'arrivé, et que je le vois comme un lièvre à rattraper, je clenche un peu pour le rejoindre et lui demande si je peux prendre sa roue  (n'oubliez pas que le tout se passe en anglais).  Il accepte avec plaisir après avoir compris tout le chemin que j'ai fais depuis Québec et est franchement surpris de me voir encore rouler à cette vitesse.  Je lui donnerai quelques relais bien entendu, question de lui montrer que je pourrais être plus rapide encore si je n'étais pas charger......lol.

Super, avec l'aide de ce cycliste, j'arriverai à Halifax juste à temps pour voir le coucher du soleil.  Par chance, l'ami m'a montré les indications pour me rendre directement à l'hôtel réservé par Clément.  Mais, je dois premièrement prendre le pont qui sépare Dartmouth ( genre de banlieue de riche) d'Halifax.  Ce pont ressemble un peu au pont Jacques-Cartier.  C'est le Angus L. Macdonald Bridge.

HOURRA !!! Enfin !! je suis arrivé. MILLE kilomètres.  975,3 km plus précisément.

Je fais mon check in à l'hôtel.  Ma chambre est au quatrième étage pas d'ascenceur, j'ai les quadriceps en feu.  Mon vélo ira coucher dans un lock room.  Douche, skype ma femme et Clément et je me prépare pour aller souper en ville.  Il est 23h00 le soir et je traverse la ville à pied pour profiter de tout les beaux moments.  Cette ville est merveilleuse.  Finalement, je serai de retour dans le lit de l'hotel à 02h00 am.

Le lendemain, grosse journée encore, mais j'aurai le temps de dormir un peu.  Le train doit partir pour 10h00 am et 25 heures plus tard j'arriverai à Montréal.  Mais avant, je veux voir la ville en plein jour.  Je vais donc enregistrer mon vélo (07h00), faire l'emballage (boîte carton) et continuer le reste à pied pour revenir pour 9h50.  Un brouillard épais dans le port m'empêche de bien voir les nombreux voiliers.  Ce port est magnifique.

Au lieu de continuer à vous décrire en texte, je vais plutôt le faire en images.  Mais, je peux vous dire que c'est le plus beau retour de train que j'ai fais jusqu'à maintenant.  Beaucoup de repos dans la couchette, de bon repas d'inclus,  un après-midi et une soirée musique dans le lounge et le wagon de queue avec Mike McKenna Jr.  Dans le retour, j'ai parlé en français, en anglais et même en sourd et muet avec un couple de personnes âgées.


l'arche des Champs élysées au centre de la ville

Murale de voilier











Theodore Tugboat et moi


statue d'un matelot et moi










Alexander Keith's shop
mon train de retour


Ma cabine avec lit et douche
à moi seul
Mike McKenna Jr
Nous a chanté dans les wagons



wagon d'observation et moi
wagon restaurant et moi

Finalement, j'ai vraiment adoré ce petit voyage de vélo de 1000 km, remplie de joie, de peine, de découragement et de rebondissement.

Pour cette hiver, je m'adonne au ski de fond et raquette.  Et je vais faire un peu le hamster dans le sous-sol en vélo spinning et en machine à ski.

L'année prochaine...... la côte Nord jusqu'à Natachcouane, la ville de Gille Vigneault.  

Est-ce que tu viens Clément ?!?